Aller au contenu
Demander un devis

Conception CAO d’un insigne en 3D

GARFED Metal Scout

Quand la 3D devient conception de précision

Le GARFED Metal Scout est un insigne imaginé pour la Garderie Fédérale des îles citudoriennes, l’équivalent d’une force de police dans l’univers fictif de Citudor. Mais contrairement à beaucoup de mes créations 3D, celui-ci n’a pas été pensé en modélisation polygonale. Il a été construit en CAO, avec une idée derrière la tête : pouvoir un jour le fabriquer réellement et en série.

Et forcément, choisir cette méthode plutôt qu’une autre complique un peu les choses.

Sinon ce serait moins drôle.

Un insigne de police qui n’existe pas

Le GARFED est la Garderie Fédérale des îles citudoriennes.

Comme beaucoup de mots citudoroy, son nom s’est contracté avec le temps jusqu’à devenir simplement GarFed.

Dans l’univers de Citudor, il s’agit d’une force civile chargée notamment de la vigilance territoriale, de la surveillance maritime et douanière, de la circulation et de différentes missions de sécurité publique.

Il me fallait donc son insigne.

Pas seulement un logo posé sur un uniforme, mais quelque chose qui puisse avoir la présence d’un véritable insigne de police, avec son histoire, ses symboles et, à terme, sa fabrication.

Un insigne qui a lui aussi une histoire

Je n’ai pas dessiné directement cette version.

Le GARFED existe depuis longtemps dans l’univers de Citudor et son identité graphique a connu plusieurs versions successives.

Je me suis amusé à imaginer ses différentes évolutions en observant ce qui s’est réellement passé avec les insignes, emblèmes et identités des institutions dans notre monde.

Les modes changent, les techniques de fabrication évoluent, les symboles sont simplifiés ou modernisés.

Le GARFED a donc suivi le même chemin.

Cette version représente son évolution actuelle.

Et ça peut sembler complètement inutile pour un pays qui n’existe pas.

C’est précisément pour ça que ça m’intéresse.

Beaucoup de symboles dans 80 × 65 mm

L’insigne mesure 80 mm de haut pour 65 mm de large.

Tout ce qui le compose a une signification.

Au sommet se trouve la Régale, le varan emblématique de Citudor. Elle ne domine pas l’insigne : elle vient enlacer et protéger le Totem Citudor placé au centre.

L’ensemble forme également un Nyux Regaloy, le cocotier régalien de Citudor.

Ses palmes représentent les bourvyls à protéger. Le tronc intègre une vigi-optique, utilisée pour la veille à distance, tandis que l’ancre inversée placée à la base symbolise l’attachement au territoire sans représentation agressive de la force.

Bref, avant même de commencer la 3D, il y avait déjà pas mal de monde à faire tenir dans 65 mm.

Pourquoi le faire en CAO ?

J’aurais parfaitement pu modéliser cet insigne avec une méthode polygonale.

Mais cette fois, mon objectif n’était pas seulement d’obtenir une forme qui soit belle à l’écran ou correcte une fois imprimée.

Je veux pouvoir fabriquer cet insigne en série plus tard.

L’idée est notamment de pouvoir passer par la création d’un moule et, à terme, par de l’embossage de métal.

À partir de là, la précision devient beaucoup plus importante.

Les dimensions, les courbes, les épaisseurs, les raccords et les différents niveaux du relief doivent être maîtrisés.

J’ai donc choisi une approche de conception CAO par courbes et surfaces, plutôt qu’une construction principalement basée sur des polygones.

Un peu comme du vectoriel, mais en 3D

C’est probablement la manière la plus simple dont je puisse l’expliquer.

Quand je travaille en illustration vectorielle, je peux construire une forme à partir de courbes mathématiques propres plutôt que d’une grille de pixels.

Ici, l’idée est assez proche, sauf que je travaille dans les trois dimensions.

La conception utilise notamment des courbes et des surfaces NURBS permettant de construire des géométries extrêmement régulières et précises.

Pour un objet comme cet insigne, cela permet de contrôler beaucoup plus directement la géométrie destinée à devenir un véritable objet manufacturé.

Et sur le papier, c’est formidable.

Sur le papier.

Et puis arrivent les raccords de surfaces…

C’est probablement la partie qui m’a donné le plus de fil à retordre sur ce projet.

Construire une belle courbe est une chose.

Faire en sorte que plusieurs surfaces complexes se rejoignent exactement comme on le souhaite en est une autre.

Les raccords entre les surfaces NURBS peuvent rapidement devenir un petit enfer géométrique.

Il faut surveiller la continuité des formes, les intersections, les changements de courbure et la manière dont les différents volumes vont réellement se rejoindre.

Un raccord qui paraît presque correct peut produire une cassure, une surface étrange ou tout simplement refuser de se construire correctement.

C’est là que la CAO montre les deux faces de la pièce.

Elle permet d’aller chercher beaucoup de précision, mais elle oblige aussi à être beaucoup plus rigoureux sur la manière dont l’objet est construit.

Alors pourquoi s’embêter ?

Parce que l’objectif n’est pas le même.

Pour certains projets, la modélisation polygonale est parfaitement adaptée et je continuerai évidemment à l’utiliser.

Mais lorsque je travaille sur un objet qui doit respecter des dimensions précises, être reproduit ou éventuellement passer un jour par des procédés de fabrication en série, la CAO devient particulièrement intéressante.

Dans le cas du GARFED Metal Scout, je ne voulais donc pas seulement obtenir :

« un joli badge en 3D ».

Je voulais construire progressivement :

un futur objet manufacturable.

Et cette différence change complètement ma manière de le modéliser.

Du modèle numérique à l’objet réel

Ce projet n’est d’ailleurs pas resté uniquement sur mon écran.

J’ai déjà fabriqué deux exemplaires physiques du GARFED Metal Scout.

Ces premiers exemplaires permettent de confronter le modèle numérique à quelque chose de beaucoup plus intéressant : la réalité.

Une épaisseur qui semblait parfaite à l’écran, un détail trop fin, un relief qui mériterait d’être accentué… c’est lorsque l’on tient l’objet dans la main que certains choix deviennent vraiment évidents.

Et ce sont justement ces essais qui permettront de préparer les prochaines évolutions du modèle avant d’envisager une fabrication plus ambitieuse.

Concevoir aujourd’hui pour pouvoir fabriquer demain

Le GARFED Metal Scout résume assez bien une autre facette de mon travail en 3D.

Avec PewPew in the Galaxy, la conception tournait notamment autour de l’impression 3D, de l’assemblage sans colle et de l’intégration d’un ruban LED.

Ici, la question est différente.

Il faut réfléchir à la précision géométrique, aux surfaces, aux reliefs et à une éventuelle fabrication en série.

Deux objets.

Deux méthodes de modélisation.

Et surtout une même question :

qu’est-ce que cet objet devra devenir une fois sorti de l’écran ?

Vous avez un objet à concevoir ?

Insigne, boîtier, pièce, accessoire, prototype ou objet destiné à être fabriqué : le choix de la méthode de modélisation dépend avant tout de ce que l’on veut obtenir à la fin.

La bonne question n’est donc pas seulement « comment le modéliser ? », mais « comment devra-t-on le fabriquer ? ».

Pour découvrir le modèle

Le GARFED Citudoroy Metal Scout et son univers sont également présentés sur  ⁠Cults3D.

PewPew in the Galaxy

Modélisation produit et rendu semi-réaliste.

PewPew in the Galaxy

Une boîte lumineuse conçue pour l’impression 3D

PewPew in the Galaxy est une boîte lumineuse décorative conçue pour être imprimée en 3D, assemblée sans colle et équipée d’un simple ruban LED.

À la base, je voulais surtout créer un objet sympa pour décorer une chambre, un bureau ou une bibliothèque.

Quelque chose de très geek, forcément, avec une esthétique de grande aventure spatiale, mais sans simplement reprendre un logo existant et le transformer en lampe. L’intérêt était justement de créer mon propre objet.

Et comme souvent avec la 3D, ce qui semble assez simple une fois terminé l’est beaucoup moins quand il faut commencer à réfléchir à comment on va réellement le fabriquer.

Une inspiration assez évidente… sans faire une copie

L’inspiration est assez évidente, même si je ne la nomme jamais directement.

Je suis fan d’une certaine saga de science-fantasy. Oui, science-fantasy, pas science-fiction, mais on pourra se disputer là-dessus une autre fois.

Je ne voulais surtout pas reprendre son logo tel quel, ni utiliser sa typographie originale.

J’ai donc choisi une typographie open source qui en rappelle volontairement certains codes et surtout l’esprit, sans chercher à reproduire exactement l’original.

Et puis il fallait un nom.

PewPew in the Galaxy.

« Pew pew », c’est évidemment cette façon très enfantine d’imiter le bruit d’un tir laser.

L’idée m’est notamment venue d’une blague dans The Big Bang Theory. Les filles se moquent du côté geek et un peu immature des garçons en caricaturant leurs tirs laser avec des « pew pew »… tout en étant elles-mêmes parfaitement capables d’aller à Disneyland déguisées en princesses.

Bref, PewPew in the Galaxy, c’est aussi une petite blague de geek sur les geeks.

Faire une jolie boîte, c’était la partie facile

Le problème avec une boîte lumineuse, c’est qu’il ne suffit pas de faire une façade, de mettre quelques LED derrière et de considérer que le boulot est terminé.

Il faut pouvoir l’imprimer.

Il faut pouvoir mettre les LED dedans.

Il faut que la lumière arrive là où on en a besoin.

Il faut pouvoir refermer l’ensemble.

Et puisque je voulais que le modèle puisse être reproduit facilement, je ne voulais pas non plus imposer des composants particulièrement difficiles à trouver.

J’ai donc conçu PewPew autour d’un ruban LED standard.

La boîte elle-même a ensuite été découpée en plusieurs pièces, chacune ayant son rôle : le contour extérieur, le fond, les lettres, les éléments internes et les différentes parties permettant de fermer l’ensemble.

Pas de colle

C’était également l’une des contraintes du projet.

Je voulais pouvoir assembler la boîte sans colle.

Les différentes pièces ont donc été pensées pour s’emboîter les unes dans les autres.

Cela paraît être un détail, mais ça change pas mal de choses pendant la modélisation. Une pièce imprimée en 3D n’est pas un assemblage parfait qui existe uniquement sur l’écran.

Il faut prévoir les épaisseurs, les jeux entre les pièces et les emboîtements pour que, une fois imprimé, tout ce petit monde accepte réellement de vivre ensemble.

C’est justement l’un des aspects que j’aime dans la conception pour l’impression 3D : on ne modélise pas seulement une forme, on réfléchit déjà à l’objet qui sortira de la machine.

Le plus compliqué est finalement caché à l’intérieur

Le plus intéressant techniquement n’est d’ailleurs presque plus visible une fois PewPew assemblé.

Il fallait faire passer le ruban LED dans toute la boîte et surtout répartir correctement l’éclairage derrière les différentes zones.

J’ai donc créé une sorte de labyrinthe intérieur qui guide le ruban LED.

Ce système permet d’organiser son cheminement derrière la façade plutôt que de simplement jeter quelques LED au fond de la boîte en espérant que la lumière fasse gentiment son travail toute seule.

C’est une partie que j’aime particulièrement dans ce projet parce qu’elle montre bien que la modélisation 3D ne concerne pas uniquement ce que l’on voit.

Une bonne partie du travail peut se trouver à l’intérieur de l’objet, puis complètement disparaître une fois celui-ci terminé.

Un objet réellement pensé pour être imprimé

PewPew n’a donc pas été conçu uniquement pour faire une jolie image 3D.

Le modèle devait réellement pouvoir être fabriqué sur une imprimante 3D FDM relativement classique.

Le prototype a été pensé notamment pour une Ender 3 équipée d’une buse de 0,4 mm.

Une fois assemblée, la boîte mesure environ :

220 × 103 × 45 mm.

Le découpage en plusieurs éléments permet d’imprimer séparément les différentes parties avant de les emboîter et d’installer le ruban LED.

On passe donc progressivement d’un dessin et d’une idée à un ensemble de fichiers 3D, puis à des pièces imprimées et enfin à un véritable objet lumineux.

C’est aussi ça, la modélisation 3D

PewPew est un petit projet personnel, assez geek et volontairement amusant.

Mais derrière la blague et les « pew pew », il montre aussi une partie importante de mon travail en 3D.

Quand je conçois un objet destiné à être fabriqué, je ne travaille pas uniquement son apparence.

Il faut réfléchir à la manière dont il sera imprimé, aux différentes pièces qui le composent, à leur assemblage, aux composants que l’on va ajouter et à la façon dont quelqu’un pourra réellement utiliser l’objet une fois terminé.

C’est ce passage entre l’idée, la modélisation et l’objet réel qui m’intéresse particulièrement.

Vous avez une idée d’objet à fabriquer ?

Décoration, boîtier, accessoire, prototype ou objet particulier : je peux concevoir et modéliser une pièce en tenant compte dès le départ de sa future fabrication.

L’objectif n’est pas seulement d’avoir un beau modèle 3D à l’écran. L’objectif est qu’il fonctionne aussi une fois sorti de l’écran.

Pour ceux qui veulent l’imprimer

PewPew in the Galaxy est également disponible sous forme de fichiers prêts à imprimer sur  ⁠Cults3D.

La version publiée comprend les différentes pièces nécessaires à l’assemblage de la boîte et à l’intégration du ruban LED.

Cafetière Design en 3D

Je voulais m’essayer à la modélisation 3D d’objets issus du design industriel et cela depuis longtemps.

Dans cette quête, je cherchais un objet du quotidien, avec un design assez poussé à présenter dans une pièce de la maison. J’avais opté pour un l’outil de la cuisine, j’ai d’abord pensé à une bouilloire, c’est alors qu’au fil de mes recherches d’images, je suis tombé sur cette cafetière. Une cafetière design nommé Ratio-Coffee j’ai tout de suite été attiré par son design moderne douillet et rassurant.

Je vous invite à visiter le site où vous trouverez cette belle cafetière à la vente https://ratiocoffee.com/

Pour le reste du décor, j’ai pensé à un meuble style Luna, comme dans ma propre cuisine et des mugs avec un logo sympa, une corbeille de fruits de ma création contenant des oranges, le fruit représentant le mieux le petit-déjeuner.

Cependant, une petite note de folie manquait à cette crédence de cuisine trop sage. J’ai alors aussi  reproduit la petite plaque décorative offerte à Scaby par une amie  sur laquelle est écrit dans un lettrage au style Latino: »Aquí se Cocina con amor » traduisez par : « Ici, on cuisine avec amour ». Une belle plaque de métal de chez  Adrian-Clara-Comunicación-visual. Si elle nous la offerte c’est que ça doit être vrai, elle aussi se défend super bien en cuisine (message à peine voilé : hâte aussi de regoûter encore ça cuisine Néo-mexicaine).

#gallery-3 {
margin: auto;
}
#gallery-3 .gallery-item {
float: left;
margin-top: 10px;
text-align: center;
width: 25%;
}
#gallery-3 img {
border: 2px solid #cfcfcf;
}
#gallery-3 .gallery-caption {
margin-left: 0;
}
/* see gallery_shortcode() in wp-includes/media.php */