Logo Lefeuvre François : du lettrage vectoriel à la modélisation 3D
Transformation d’un lettrage original en une réalisation tridimensionnelle, de la vectorisation au rendu final.
Du dessin vectoriel au volume
Après avoir conçu et vectorisé mon lettrage Lefeuvre François, j’ai souhaité lui donner une nouvelle dimension.
L’objectif était de mettre en scène cette identité graphique dans un environnement 3D, tout en conservant les particularités de ses lettres dessinées à la main.
Quand l’extrusion automatique ne suffit pas
Je pensais pouvoir franchir rapidement cette étape grâce à l’extrusion automatique des formes vectorielles.
Mes illusions se sont vite envolées !
Les premiers résultats étaient loin d’être convaincants.
La solution ? Reprendre la modélisation manuellement, à la force du poignet, afin d’obtenir les volumes et les formes recherchés.
Cette étape s’est révélée particulièrement importante pour respecter le dessin original.
Modélisation et wireframe
Le travail de modélisation permet de passer d’une composition graphique plane à un objet tridimensionnel.
Les vues en wireframe, ou maillage filaire, montrent la construction géométrique du lettrage.
Elles permettent également de découvrir le travail qui se cache derrière les surfaces du rendu final.
Éclairage et rendu 3D
Une fois la modélisation terminée, il restait à mettre en scène le logo et à produire les images définitives.
Les rendus m’ont demandé beaucoup de temps.
À l’époque, je ne disposais pas encore d’une machine suffisamment puissante pour effectuer ces calculs confortablement.
Heureusement, ça, c’était avant !
Vidéo de démonstration
Une vidéo présente le travail réalisé sur le lettrage et sa mise en volume.
Musique :It’s All Happening, Huma-Huma.
Découvrir la création graphique originale
Cette réalisation présente la partie technique du projet.
Pour découvrir la recherche d’identité, les inspirations rétro américaines, le dessin des lettres et la vectorisation, consultez également la réalisation consacrée au lettrage Lefeuvre François sur le site Logo.
Le GARFED Metal Scout est un insigne imaginé pour la Garderie Fédérale des îles citudoriennes, l’équivalent d’une force de police dans l’univers fictif de Citudor. Mais contrairement à beaucoup de mes créations 3D, celui-ci n’a pas été pensé en modélisation polygonale. Il a été construit en CAO, avec une idée derrière la tête : pouvoir un jour le fabriquer réellement et en série.
Et forcément, choisir cette méthode plutôt qu’une autre complique un peu les choses.
Sinon ce serait moins drôle.
Un insigne de police qui n’existe pas
Le GARFED est la Garderie Fédérale des îles citudoriennes.
Comme beaucoup de mots citudoroy, son nom s’est contracté avec le temps jusqu’à devenir simplement GarFed.
Dans l’univers de Citudor, il s’agit d’une force civile chargée notamment de la vigilance territoriale, de la surveillance maritime et douanière, de la circulation et de différentes missions de sécurité publique.
Il me fallait donc son insigne.
Pas seulement un logo posé sur un uniforme, mais quelque chose qui puisse avoir la présence d’un véritable insigne de police, avec son histoire, ses symboles et, à terme, sa fabrication.
Un insigne qui a lui aussi une histoire
Je n’ai pas dessiné directement cette version.
Le GARFED existe depuis longtemps dans l’univers de Citudor et son identité graphique a connu plusieurs versions successives.
Je me suis amusé à imaginer ses différentes évolutions en observant ce qui s’est réellement passé avec les insignes, emblèmes et identités des institutions dans notre monde.
Les modes changent, les techniques de fabrication évoluent, les symboles sont simplifiés ou modernisés.
Le GARFED a donc suivi le même chemin.
Cette version représente son évolution actuelle.
Et ça peut sembler complètement inutile pour un pays qui n’existe pas.
C’est précisément pour ça que ça m’intéresse.
Beaucoup de symboles dans 80 × 65 mm
L’insigne mesure 80 mm de haut pour 65 mm de large.
Tout ce qui le compose a une signification.
Au sommet se trouve la Régale, le varan emblématique de Citudor. Elle ne domine pas l’insigne : elle vient enlacer et protéger le Totem Citudor placé au centre.
L’ensemble forme également un Nyux Regaloy, le cocotier régalien de Citudor.
Ses palmes représentent les bourvyls à protéger. Le tronc intègre une vigi-optique, utilisée pour la veille à distance, tandis que l’ancre inversée placée à la base symbolise l’attachement au territoire sans représentation agressive de la force.
Bref, avant même de commencer la 3D, il y avait déjà pas mal de monde à faire tenir dans 65 mm.
Pourquoi le faire en CAO ?
J’aurais parfaitement pu modéliser cet insigne avec une méthode polygonale.
Mais cette fois, mon objectif n’était pas seulement d’obtenir une forme qui soit belle à l’écran ou correcte une fois imprimée.
Je veux pouvoir fabriquer cet insigne en série plus tard.
L’idée est notamment de pouvoir passer par la création d’un moule et, à terme, par de l’embossage de métal.
À partir de là, la précision devient beaucoup plus importante.
Les dimensions, les courbes, les épaisseurs, les raccords et les différents niveaux du relief doivent être maîtrisés.
J’ai donc choisi une approche de conception CAO par courbes et surfaces, plutôt qu’une construction principalement basée sur des polygones.
Un peu comme du vectoriel, mais en 3D
C’est probablement la manière la plus simple dont je puisse l’expliquer.
Quand je travaille en illustration vectorielle, je peux construire une forme à partir de courbes mathématiques propres plutôt que d’une grille de pixels.
Ici, l’idée est assez proche, sauf que je travaille dans les trois dimensions.
La conception utilise notamment des courbes et des surfaces NURBS permettant de construire des géométries extrêmement régulières et précises.
Pour un objet comme cet insigne, cela permet de contrôler beaucoup plus directement la géométrie destinée à devenir un véritable objet manufacturé.
Et sur le papier, c’est formidable.
Sur le papier.
Et puis arrivent les raccords de surfaces…
C’est probablement la partie qui m’a donné le plus de fil à retordre sur ce projet.
Construire une belle courbe est une chose.
Faire en sorte que plusieurs surfaces complexes se rejoignent exactement comme on le souhaite en est une autre.
Les raccords entre les surfaces NURBS peuvent rapidement devenir un petit enfer géométrique.
Il faut surveiller la continuité des formes, les intersections, les changements de courbure et la manière dont les différents volumes vont réellement se rejoindre.
Un raccord qui paraît presque correct peut produire une cassure, une surface étrange ou tout simplement refuser de se construire correctement.
C’est là que la CAO montre les deux faces de la pièce.
Elle permet d’aller chercher beaucoup de précision, mais elle oblige aussi à être beaucoup plus rigoureux sur la manière dont l’objet est construit.
Alors pourquoi s’embêter ?
Parce que l’objectif n’est pas le même.
Pour certains projets, la modélisation polygonale est parfaitement adaptée et je continuerai évidemment à l’utiliser.
Mais lorsque je travaille sur un objet qui doit respecter des dimensions précises, être reproduit ou éventuellement passer un jour par des procédés de fabrication en série, la CAO devient particulièrement intéressante.
Dans le cas du GARFED Metal Scout, je ne voulais donc pas seulement obtenir :
« un joli badge en 3D ».
Je voulais construire progressivement :
un futur objet manufacturable.
Et cette différence change complètement ma manière de le modéliser.
Du modèle numérique à l’objet réel
Ce projet n’est d’ailleurs pas resté uniquement sur mon écran.
J’ai déjà fabriqué deux exemplaires physiques du GARFED Metal Scout.
Ces premiers exemplaires permettent de confronter le modèle numérique à quelque chose de beaucoup plus intéressant : la réalité.
Une épaisseur qui semblait parfaite à l’écran, un détail trop fin, un relief qui mériterait d’être accentué… c’est lorsque l’on tient l’objet dans la main que certains choix deviennent vraiment évidents.
Et ce sont justement ces essais qui permettront de préparer les prochaines évolutions du modèle avant d’envisager une fabrication plus ambitieuse.
Concevoir aujourd’hui pour pouvoir fabriquer demain
Le GARFED Metal Scout résume assez bien une autre facette de mon travail en 3D.
Avec PewPew in the Galaxy, la conception tournait notamment autour de l’impression 3D, de l’assemblage sans colle et de l’intégration d’un ruban LED.
Ici, la question est différente.
Il faut réfléchir à la précision géométrique, aux surfaces, aux reliefs et à une éventuelle fabrication en série.
Deux objets.
Deux méthodes de modélisation.
Et surtout une même question :
qu’est-ce que cet objet devra devenir une fois sorti de l’écran ?
Vous avez un objet à concevoir ?
Insigne, boîtier, pièce, accessoire, prototype ou objet destiné à être fabriqué : le choix de la méthode de modélisation dépend avant tout de ce que l’on veut obtenir à la fin.
La bonne question n’est donc pas seulement « comment le modéliser ? », mais « comment devra-t-on le fabriquer ? ».
Pour découvrir le modèle
Le GARFED Citudoroy Metal Scout et son univers sont également présentés sur Cults3D.
Figurines de mariage en résine
Préparation de fichiers et impression 3D résine.
Figurines de mariage personnalisées en résine
Une création pour notre mariage devenue un véritable service
Au départ, il n’y avait ni service, ni offre commerciale, ni ASAJU Cérémonie. Je voulais simplement créer deux figurines pour notre propre mariage, Élise et moi.
Des figurines qui nous ressemblent, mais surtout qui racontent quelque chose de nous.
Et comme souvent, une idée personnelle a fini par aller un peu plus loin que prévu.
Tout a commencé par notre mariage
Pour notre mariage, je voulais créer notre propre couple de figurines en 3D.
Pas deux personnages génériques avec une robe blanche et un costume auxquels on aurait vaguement collé nos têtes.
Je voulais nous représenter.
Nos tailles différentes m’ont d’ailleurs fourni une première idée.
Pour qu’Élise arrive à ma hauteur, je l’ai fait monter sur un casque de Dark Vador.
Parce qu’un socle classique aurait probablement été beaucoup trop raisonnable.
Le casque règle donc le problème de différence de taille tout en ajoutant une référence qui nous ressemble.
Et forcément, le socle ne pouvait pas être un simple disque avec nos prénoms dessus.
Une fleur de cerisier sous nos pieds
Nous partageons aussi un amour du Japon.
J’ai donc construit le socle autour d’une fleur de cerisier, autre élément très personnel de la composition.
C’est probablement là qu’est apparu, sans que je m’en rende encore vraiment compte, un principe que je réutiliserai ensuite :
une figurine personnalisée ne devrait pas seulement ressembler aux personnes. Elle devrait raconter quelque chose d’elles.
La pose, la différence de taille, le casque, le socle…
Chaque détail pouvait devenir une petite partie de notre histoire.
De l’écran à la résine
Il fallait ensuite transformer tout ça en véritable objet.
Les personnages ont été modélisés en 3D puis préparés pour une impression en résine haute précision.
Et comme souvent en impression 3D, ce qui fonctionne parfaitement à l’écran ne fonctionne pas nécessairement aussi bien une fois réduit à une dizaine de centimètres.
Certains détails deviennent trop fins.
Certains volumes doivent être renforcés.
Les assemblages doivent fonctionner.
Et il faut évidemment penser à la manière dont les différentes pièces seront imprimées, préparées, assemblées puis peintes.
La modélisation n’est donc qu’une partie du travail.
Puis Élise a eu une idée
Une fois nos figurines réalisées, je considérais essentiellement le projet comme ce qu’il était au départ : une création pour notre mariage.
C’est Élise qui m’a proposé d’aller plus loin.
Pourquoi ne pas proposer ce travail à d’autres couples ?
L’idée était finalement assez évidente.
Si nous avions envie d’avoir une figurine qui raconte réellement quelque chose de nous, d’autres personnes pouvaient avoir exactement la même envie.
Mais il fallait maintenant vérifier une chose importante :
est-ce que ça fonctionne aussi quand je dois raconter l’histoire de quelqu’un d’autre ?
Lisa et Florian, les premiers clients
Lisa et Florian ont été les premiers à tenter l’expérience.
Et leur projet a immédiatement permis d’aller beaucoup plus loin.
Cette fois, il ne s’agissait plus de raconter notre histoire mais la leur.
Je suis parti de leurs photos, de leurs tenues et notamment de leur première danse pour construire la scène.
Et leur chien devait évidemment en faire partie.
Mais là encore, je ne voulais pas simplement poser les personnages sur un socle neutre.
Leur socle devait raconter leur histoire
Lisa et Florian partagent notamment un attachement à l’univers de Tolkien.
Leur socle a donc été construit autour de l’Arbre Blanc du Gondor.
Leurs prénoms, leurs alliances et l’inscription elfique « Tyë Melin », « Je t’aime », viennent compléter la composition.
Le socle n’est donc plus seulement là pour tenir les figurines debout.
Il devient une partie du récit.
C’est quelque chose que la première création pour notre mariage avait commencé à explorer et que celle de Lisa et Florian a réellement confirmé.
Pas simplement faire des visages ressemblants
Ces deux projets m’ont aussi appris quelque chose d’important sur la personnalisation.
Faire une figurine ressemblante ne consiste pas seulement à reproduire un visage.
À cette échelle, la ressemblance passe évidemment par certains traits physiques, mais également par la coiffure, les vêtements, la posture, les gestes et tous ces petits détails que les proches reconnaissent immédiatement.
Dans le cas de Lisa et Florian, leur première danse et la présence de leur chien racontent probablement autant leur histoire que quelques millimètres supplémentaires sur la forme d’un nez.
C’est cette approche que j’ai ensuite conservée.
Une décoration de mariage qui ne doit pas finir dans un carton
Les figurines de Lisa et Florian ont pris place sur leur gâteau le jour du mariage.
Mais le but n’était déjà plus de fabriquer un simple cake topper destiné à servir quelques heures.
Après la cérémonie, ils ont conservé leur sculpture sous une cloche en verre.
Et c’est exactement ce que j’aime dans cette idée.
Le gâteau disparaît.
Les fleurs fanent.
La figurine, elle, reste.
Elle devient un petit objet qui rappelle cette journée plusieurs années plus tard.
De deux figurines personnelles à ASAJU Cérémonie
Avec le recul, la naissance du service s’est donc faite en deux étapes.
François & Élise, notre mariage : la première expérimentation.
Puis Lisa & Florian : les premiers clients et la confirmation que le principe pouvait fonctionner pour raconter l’histoire d’autres personnes.
C’est de ces deux projets qu’est progressivement née l’idée d’un véritable service consacré aux statuettes personnalisées.
Aujourd’hui, cette activité est devenue ASAJU Cérémonie.
Mariage bien sûr, mais également anniversaire, départ, hommage ou cadeau collectif.
La technologie reste importante : sculpture 3D, préparation des fichiers, impression résine, assemblage et finition.
Mais elle n’est finalement qu’un moyen.
Ce que l’on essaie réellement de fabriquer, c’est un souvenir.
Et si votre histoire devenait elle aussi un objet ?
ASAJU Cérémonie permet aujourd’hui de créer une statuette à partir de vos photos, de vos tenues, de vos passions et des détails qui racontent réellement votre histoire.
Découvrir ASAJU Cérémonie
Grenouilles articulées — prototype
Figurines articulées, pièces séparées et test d’assemblage.
Riamu Yumemi — sculpt stylisé
Personnage stylisé en pose fixe.
PewPew in the Galaxy
Modélisation produit et rendu semi-réaliste.
PewPew in the Galaxy
Une boîte lumineuse conçue pour l’impression 3D
PewPew in the Galaxy est une boîte lumineuse décorative conçue pour être imprimée en 3D, assemblée sans colle et équipée d’un simple ruban LED.
À la base, je voulais surtout créer un objet sympa pour décorer une chambre, un bureau ou une bibliothèque.
Quelque chose de très geek, forcément, avec une esthétique de grande aventure spatiale, mais sans simplement reprendre un logo existant et le transformer en lampe. L’intérêt était justement de créer mon propre objet.
Et comme souvent avec la 3D, ce qui semble assez simple une fois terminé l’est beaucoup moins quand il faut commencer à réfléchir à comment on va réellement le fabriquer.
Une inspiration assez évidente… sans faire une copie
L’inspiration est assez évidente, même si je ne la nomme jamais directement.
Je suis fan d’une certaine saga de science-fantasy. Oui, science-fantasy, pas science-fiction, mais on pourra se disputer là-dessus une autre fois.
Je ne voulais surtout pas reprendre son logo tel quel, ni utiliser sa typographie originale.
J’ai donc choisi une typographie open source qui en rappelle volontairement certains codes et surtout l’esprit, sans chercher à reproduire exactement l’original.
Et puis il fallait un nom.
PewPew in the Galaxy.
« Pew pew », c’est évidemment cette façon très enfantine d’imiter le bruit d’un tir laser.
L’idée m’est notamment venue d’une blague dans The Big Bang Theory. Les filles se moquent du côté geek et un peu immature des garçons en caricaturant leurs tirs laser avec des « pew pew »… tout en étant elles-mêmes parfaitement capables d’aller à Disneyland déguisées en princesses.
Bref, PewPew in the Galaxy, c’est aussi une petite blague de geek sur les geeks.
Faire une jolie boîte, c’était la partie facile
Le problème avec une boîte lumineuse, c’est qu’il ne suffit pas de faire une façade, de mettre quelques LED derrière et de considérer que le boulot est terminé.
Il faut pouvoir l’imprimer.
Il faut pouvoir mettre les LED dedans.
Il faut que la lumière arrive là où on en a besoin.
Il faut pouvoir refermer l’ensemble.
Et puisque je voulais que le modèle puisse être reproduit facilement, je ne voulais pas non plus imposer des composants particulièrement difficiles à trouver.
J’ai donc conçu PewPew autour d’un ruban LED standard.
La boîte elle-même a ensuite été découpée en plusieurs pièces, chacune ayant son rôle : le contour extérieur, le fond, les lettres, les éléments internes et les différentes parties permettant de fermer l’ensemble.
Pas de colle
C’était également l’une des contraintes du projet.
Je voulais pouvoir assembler la boîte sans colle.
Les différentes pièces ont donc été pensées pour s’emboîter les unes dans les autres.
Cela paraît être un détail, mais ça change pas mal de choses pendant la modélisation. Une pièce imprimée en 3D n’est pas un assemblage parfait qui existe uniquement sur l’écran.
Il faut prévoir les épaisseurs, les jeux entre les pièces et les emboîtements pour que, une fois imprimé, tout ce petit monde accepte réellement de vivre ensemble.
C’est justement l’un des aspects que j’aime dans la conception pour l’impression 3D : on ne modélise pas seulement une forme, on réfléchit déjà à l’objet qui sortira de la machine.
Le plus compliqué est finalement caché à l’intérieur
Le plus intéressant techniquement n’est d’ailleurs presque plus visible une fois PewPew assemblé.
Il fallait faire passer le ruban LED dans toute la boîte et surtout répartir correctement l’éclairage derrière les différentes zones.
J’ai donc créé une sorte de labyrinthe intérieur qui guide le ruban LED.
Ce système permet d’organiser son cheminement derrière la façade plutôt que de simplement jeter quelques LED au fond de la boîte en espérant que la lumière fasse gentiment son travail toute seule.
C’est une partie que j’aime particulièrement dans ce projet parce qu’elle montre bien que la modélisation 3D ne concerne pas uniquement ce que l’on voit.
Une bonne partie du travail peut se trouver à l’intérieur de l’objet, puis complètement disparaître une fois celui-ci terminé.
Un objet réellement pensé pour être imprimé
PewPew n’a donc pas été conçu uniquement pour faire une jolie image 3D.
Le modèle devait réellement pouvoir être fabriqué sur une imprimante 3D FDM relativement classique.
Le prototype a été pensé notamment pour une Ender 3 équipée d’une buse de 0,4 mm.
Une fois assemblée, la boîte mesure environ :
220 × 103 × 45 mm.
Le découpage en plusieurs éléments permet d’imprimer séparément les différentes parties avant de les emboîter et d’installer le ruban LED.
On passe donc progressivement d’un dessin et d’une idée à un ensemble de fichiers 3D, puis à des pièces imprimées et enfin à un véritable objet lumineux.
C’est aussi ça, la modélisation 3D
PewPew est un petit projet personnel, assez geek et volontairement amusant.
Mais derrière la blague et les « pew pew », il montre aussi une partie importante de mon travail en 3D.
Quand je conçois un objet destiné à être fabriqué, je ne travaille pas uniquement son apparence.
Il faut réfléchir à la manière dont il sera imprimé, aux différentes pièces qui le composent, à leur assemblage, aux composants que l’on va ajouter et à la façon dont quelqu’un pourra réellement utiliser l’objet une fois terminé.
C’est ce passage entre l’idée, la modélisation et l’objet réel qui m’intéresse particulièrement.
Vous avez une idée d’objet à fabriquer ?
Décoration, boîtier, accessoire, prototype ou objet particulier : je peux concevoir et modéliser une pièce en tenant compte dès le départ de sa future fabrication.
L’objectif n’est pas seulement d’avoir un beau modèle 3D à l’écran. L’objectif est qu’il fonctionne aussi une fois sorti de l’écran.
Pour ceux qui veulent l’imprimer
PewPew in the Galaxy est également disponible sous forme de fichiers prêts à imprimer sur Cults3D.
La version publiée comprend les différentes pièces nécessaires à l’assemblage de la boîte et à l’intégration du ruban LED.
Roof-off industriel
Vue de dessus d’un bâtiment industriel, flux et zones lisibles.
Cafetière Design en 3D
Je voulais m’essayer à la modélisation 3D d’objets issus du design industriel et cela depuis longtemps.
Dans cette quête, je cherchais un objet du quotidien, avec un design assez poussé à présenter dans une pièce de la maison. J’avais opté pour un l’outil de la cuisine, j’ai d’abord pensé à une bouilloire, c’est alors qu’au fil de mes recherches d’images, je suis tombé sur cette cafetière. Une cafetière design nommé Ratio-Coffee j’ai tout de suite été attiré par son design moderne douillet et rassurant.
Je vous invite à visiter le site où vous trouverez cette belle cafetière à la vente https://ratiocoffee.com/
Pour le reste du décor, j’ai pensé à un meuble style Luna, comme dans ma propre cuisine et des mugs avec un logo sympa, une corbeille de fruits de ma création contenant des oranges, le fruit représentant le mieux le petit-déjeuner.
Cependant, une petite note de folie manquait à cette crédence de cuisine trop sage. J’ai alors aussi reproduit la petite plaque décorative offerte à Scaby par une amie sur laquelle est écrit dans un lettrage au style Latino: »Aquí se Cocina con amor » traduisez par : « Ici, on cuisine avec amour ». Une belle plaque de métal de chez Adrian-Clara-Comunicación-visual. Si elle nous la offerte c’est que ça doit être vrai, elle aussi se défend super bien en cuisine (message à peine voilé : hâte aussi de regoûter encore ça cuisine Néo-mexicaine).
Éléments de décor comme une corbeille de fruits chromée remplie d’orange
Mise en scène 3D dans une cuisine
Rendu 3D final de la Cafetière
Logo 3d et lettrage
Création d’un logo 3d « Lefeuvre François » du papier à la 3D étape par étape. Recherche et création originale du lettrage, vectorisation et rendu 3d.
Tout d’abord définir son propre univers ?
Il est souvent plus difficile de trouver une identité pour soi, que pour les autres. Me concentrer sur un emblème ou une typo, tel était la question. Il m’a fallu faire un choix.
Je me suis trouvé une ambiance, aimant beaucoup le style des Dinner’s, il m’est apparu évident qu’il fallait que j’empreinte à cette époque son lot d’aspects graphiques. Comme la brique, les néons, les lettrages fait main et les typos droites et abruptes des compagnies commerciales américaines. L’ensemble représente un mélange atypique entre un lettrage rigoureux et en autre totalement libre.
Lettrages
Que faire de la particularité si française de mon prénom. François, ce prénom ancien et à la fois si actuel, intemporel.
Tout d’abord F à la Fender qui traduit un côté Rock de ma personnalité.
Et ce Ç (C cédille) dont on sait quoi faire ?
Alors je me suis souvenu de la signification de mon prénom François. Signifiant « Homme libre », désignant ainsi les hommes des peuples francs, conquérants et si souvent audacieux. Audace et liberté, une danse que j’ai appliqué au Ç, tel un graphiste à la Indiana-Jones avec un coup de fouet sur les idées rétrogrades. Tin’dada Ta, Tin’dada Ta
Sachez qu’aucune typographie* n’a été maltraitée durant cette production graphique.
Donc ne cherchez pas les typos qui ont servi a créer ce logo, car elles n’existent tout simplement pas.
C’est ce qu’on appelle du lettrage ou en anglais lettering.
*Police d’écriture
C’est un travail que je réalise d’abord sur papier, à l’aide simple crayon à papier et pinceau calligraphique, puis que je reporte ce travail numériquement sur mon ordinateur.
Je passe ensuite à une vectorisation complète sur un logiciel vectoriel.
Masquotte
Une nekomimi (petite pinup japonaise fille chat) comme mascotte sur le E, stylisée & coquine, représentant à la fois les pin-up et mon amour pour le japon, vient terminer le tout dans un élan d’action. Peut-être un peu romanesque sailormoonesque je l’avoue.
3D modélisation & rendu
J’ai mis le tout en scène à travers un logiciel 3D. La modélisation est sans doute la partie la plus cruciale. J’ai cru passé rapidement cette étape par l’extrusion automatique des formes vectorielles. Mes illusions se sont vite envolées quand j’ai constaté les résultats peu convaincants. Ce qui m’a poussé à tout refaire à la force du poignet.
Les rendus 3D m’ont aussi pris beaucoup de temps,car je n’avais pas encore la machine suffisamment puissante, heureusement ça c’était avant.
La vidéo de démonstration
Musique : It’s All Happening – Huma-Huma
Grillage 3d – 3d Wireframe – Logo Lefeuvre-François ilustrateur à Caen Normandie.
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pixel art 3d
Je voulais tester un nouveau style en 3D et comme j’ai toujours voulu faire du pixel art 3D, alors je me suis lancé dans le voxel.
Mais alors pourquoi un temple antique ?
Je pense qu’en ce moment avec la politique et ce monde vacillant dans lequel nous évoluons, ça m’a donné l’envie de creuser dans le passé et de revenir aux bases de notre civilisation.
Oui parce que se poser la question de savoir où l’on va, c’est bien ! Mais ne faut-il pas d’abord se poser la question basique de savoir d’où l’on vient ? Moi je me la pose et même si je ne suis pas grec, je suis d’avis que beaucoup de fondations de notre culture prennent racine là-bas en Grèce : La philosophie, les mathématiques, le commerce, la guerre, la république, les yaourts et les souvlakis(la √x du kebab).
Mais aussi citoyenneté et politique ne riment-t-ils pas avec la Grèce antique ?
L’archéologie en pixel art 3D
Je trouvais que c’était assez rigolo de pouvoir faire un temple grec, ça m’a rappelé mes vacances à Athènes. De l’hôtel où j’étais, je pouvais voir l’acropole, c’était vraiment magnifique. Du coup, ça m’a inspiré bien sur cela ne reflète pas vraiment le site historique au centre d’Athènes bien entendu, mais il y a de l’esprit.
J’aimerais à l’avenir développer ce style 3D isométrique au service des entreprises et des collectivités. Il permet d’avoir une vue d’ensemble sur des bâtiments, sur une géographie ou un plan pour une zone industrielle. Avec ce style, on a tout à loisir de pouvoir expliquer pédagogiquement des choses sérieuses, sans pour autant se prendre sérieux. Et c’est ce qui fait tout charme de cette méthode. Avec ses couleurs chatoyantes et son esprit rétrogaming qui rappellera à beaucoup leurs jeunes années passées sur les jeux vidéo 8-bits.
Et puis c’est sans rappeler non plus le jeu vidéo actuellement adulé par les ados, j’ai nommé Minecraft.
Pour le lettrage Grèce, je me suis inspiré du drapeau hellénique 🇬🇷 aux couleurs bleues et blanches flanqué d’une croix. En dessous est inscrit Ελλάδα en démotique (grec moderne) cela signifie « Hellás » comprenez « Grèce » tout simplement.
Si dans cette illustration, vous avez des arrière-goûts de Milka®️ et d’Oréo®️ ne vous demandez pas plus longtemps, c’est ce que j’aime grignoter.
Je ne sais pas encore quel sujet je traiterais la prochaine fois ? Je pourrais bien m’attaquer à une partie de la maquette de Rome de l’université de Caen ou le Sanctuaire des chevaliers du zodiaque comme dans le clip « Ils sont Cools » des Casseurs Flowters (Orelsan & Gringe) ?